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On reprend là où on s'est laissés

1 sept.
2 min de lecture

Hier, je me rendue jusqu’au champs sur le dos de Charming pour la première fois depuis qu'elle s'est fracturé la troisième phalange dans un pied, il y a de cela plus d'un an. Avec un pronostic incertain vu son âge et après tous ces mois de convalescence et de précautions, j’ai hésité à faire le trajet.  Il faut dire que Charming a beaucoup de tempérament et je me rappelle encore toutes les fois où elle affirmait haut et fort ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait pas. J’ai appris à la connaître, à deviner ses peurs et ses idées avant qu’ils ne deviennent prétextes à se déconnecter, à vouloir prendre en charge et même à vouloir me ramener à l’écurie. Parfois super relaxe, parfois déterminée à profiter au maximum du buffet qui s’offre à elle, j’ai appris à m’ajuster à ses humeurs et garder le contrôle sans nuire au plaisir de profiter d’une belle sortie, qu'on soient seules ou avec des amis.  Elle est devenue parmi mes juments, la partenaire avec laquelle je suis le plus confortable pour les randonnées.

  Alors hier, j'étais contente de la sentir à son meilleur, sûre d’elle et détendue. Elle a gardé le focus jusqu’au champ où elle a pu brouter le temps d’une pause. Ça aussi c'était une première pour un début de mars!

Je suis revenue avec cette impression toujours un peu étrange de constater qu’avec un cheval, peu importe l’intervalle de temps qui s’écoule entre deux sessions, on reprend exactement là où s’est laissés, comme si c’était la veille. Mentalement elle n’a pas changé mais je vais demeurer prudente quant aux conséquences sur ses capacités physiques.

 

(8 mars 2024)  

 
 
 

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